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Le 60e anniversaire du Débarquement


« La phase maritime d’Overlord, baptisée Neptune, débute à 22 heures, le 5 juin : 6 939 navires, chargés d’amener sur les plages normandes les cinq forces d’assaut composées de 132 700 hommes (57 700 Américains et 75 200 Britanniques et Canadiens), ont quitté leurs ports d’attache disséminés sur la côte anglaise, se sont rassemblés au large en un point appelé Piccadilly Circus, et se dirigent en convois, dans des couloirs préalablement déminés, vers la côte française » (E. Coquart & Philippe Huet « Le jour le plus fou »).

A 0 h 10, les premiers parachutistes alliés touchent le sol, en éclaireurs, puis d’autres vagues suivront entre 1 h et 2 h 30. C’est à 5 h 50 le mardi 6 juin 1944 que les opérations commencent sur le littoral normand. Le général américain Dwight D. Eisenhower commande le corps expéditionnaire.

 

« Le 1er juin. Les divisions d’assaut britanniques commencent d’embarquer. Les Américains, qui ont à effectuer une traversée plus longue, s’entassent depuis l’avant-veille dans les transports de troupes.

99 heures avant le jour J. « Les sanglots longs des violons de l’automne ».

Les stations d’écoute allemandes captent, après le bulletin d’information de 21 heures, vingt-huit messages personnels émis par la BBC à l’intention de la Résistance.

En France, les messages sont accueillis avec stupeur (…) A force de les attendre, on finissait par croire qu’ils ne viendraient jamais.

3 juin. Des unités de la flotte de bataille alliée lèvent l’ancre à trois heures du matin et quittent les ports d’Ecosse et d’Irlande.

53 h avant le jour J. Rommel rencontre le général Kramer. Capturé par les Anglais, celui-ci a été libéré au cours d’un échange de prisonniers. Il déclare au Feldmarschall que les Alliés attaqueront dans le Pas-de-Calais.

51 h et 30 minutes avant le jour J. Les météorologues alliés font leur rapport alors que les premiers convois américains ont pris la mer. On prévoit des vents forts, des nuages bas et même un peu de brume sur les côtes normandes.

4 juin. 45 h avant le jour J. A 4 heures du matin, compte tenu de la météo, Eisenhower tient une réunion et décide de retarder d’un jour le Débarquement : 6 juin au lieu du 5. ordre est lancé à l’Armada de faire demi-tour.    

42 h avant le jour J. « J’ai d’autant moins de scrupules à partir que durant mon absence les conditions de marées seront très défavorables à un débarquement » affirme Rommel qui part pour l’Allemagne. Le 6 juin, il célèbrera l’anniversaire de sa femme.

29 h avant le jour J. les responsables de l’aviation alliée décident que les bombardements du lendemain devront frapper à la fois le Pas-de-Calais et la Normandie.

5 juin. 21 h avant le jour J. La pluie a cessé. La météo annonce une éclaircie pour la nuit du 5 au 6 qui se prolongera dans l’après-midi. Eisenhower déclare : « Ok, nous partons ».

19 h avant le jour J. Les cinq mille bateaux qui transportent ou protègent les troupes d’assaut quittent les ports anglais et mettent le cap sur « Piccadilly Circus ».

15 h avant le jour J. A Cherbourg, le commandant du front de mer en Normandie est informé que la puissance station-radar La Pernelle a détecté sur ses écrans une activité anormale. Les météorologues continuent de croire qu’un débarquement est impossible compte tenu du mauvais temps.

12 h avant le jour J. Von Rundstedt dans son rapport à Hitler : « L’imminence du débarquement paraît peu probable ».

9 h avant le jour J. Les 124 chasseurs allemands de la 26e escadre aérienne décollent de l’ouest de la France pour gagner leur nouvelle base, située à l’est.

8 h avant le jour J. La flotte alliée se rassemble à Piccadilly Circus.

6 h 30 avant le jour J. La BBC commence à diffuser un certain nombre de messages personnels. Elle recommande aux Résistants de rester à l’écoute en permanence.

4 h 30 avant le jour J. Les états-majors de Normandie ont perdu quelques généraux et colonels, qui roulent vers la Bretagne pour une « manœuvre sur cartes ».

2 h 45 avant le jour J. La BBC diffuse tous les messages personnels ordonnant à tous les groupes de Résistance de passer à l’action.

2 h 10 avant le jour J. Des avions décollent de Harwell. Ils vont parachuter dans la vallée de l’Orne les soixante éclaireurs chargés de baliser la zone d’atterrissage des aéroportés britanniques. 

45 minutes avant le jour J. Dans toute la France, des groupes de sabotage sont au travail, coupent les voies ferrées et lignes téléphoniques.

40 minutes avant le jour J. Brouillage intensif sur les stations radars de Normandie. Celles du Pas-de-Calais, déclarent enregistrer un trafic maritime intense. Tous les chasseurs de nuit allemands disponibles sont envoyés sur la zone.

80 minutes avant le jour J. A Berchtesgaden, Hitler reçoit quelques chefs nazis et leurs épouses. On va écouter du Wagner.

Jour J. 0 h. 1 087 avions volent vers la Normandie. 18 000 parachutistes sauteront dans soixante-quinze minutes. 5 000 navires, transportant 185 000 hommes et 20 000 véhicules, ne sont plus qu’à deux heures des points de mouillage qui leur ont été assignés face aux plages normandes.

Mais il faut encore soixante minutes pour que le jour J sonne aux clochers de France soumis à l’heure allemande. »

(extraits de « Les cent quinze dernières heures », in « Le secret du jour J » de Gilles Perrault) 

 

« 0 h 10. Le lieutenant Poole est le premier militaire allié à prendre pied sur le sol français.

0 h 20. Six planeurs se posent aux abords du pont Pegasus.

1 h 11. La nouvelle des premiers parachutages américains parvient au quartier général du 84e corps d’armée allemand à Saint-Lô.

2 h 30. Les bombardiers légers commencent à attaquer les défenses côtières des plages.

2 h 45. Les forces d’assaut d’Omaha Beach sont transbordées sur leurs engins de débarquement.

3 h. Tous les navires de guerre prennent position aux emplacements prévus.

3 h 50. Les parachutistes anglais entrent dans le village de Ranville.

4 h 30. La bannière étoilée est hissée sur Sainte-Mère Eglise.

6 h 30. Heure H pour les plages d’Utah et d’Omaha.

7 h. La radio allemande diffuse les premiers éléments du Débarquement.

7 h 25. Heure H pour Gold et Sword Beach.

7 h 35. Heure H pour Juno Beach.

9 h. Le général Eisenhower autorise la diffusion à la presse d’un communiqué annonçant le Débarquement.

9 h 45. Utah Beach est dégagée de tous soldats ennemis.

13 h 30. Les troupes débarquées à Omaha Beach progressent vers l’intérieur.

14 h 30. Ranville est libérée.

16 h. Les premiers chars anglais pénètrent dans Arromanches.

22 h. Rommel est de retour à son quartier général après quelques jours de détente en Allemagne. »

(extraits de « Bataille de Normandie », Guides Gallimard)

 

« Et Le Havre ?

Le 30 août au soir, toute la Normandie était libérée. Toute sauf Le Havre. Ce fût, avec Saint-Lô, la ville normande et même la ville de France la plus meurtrie par la guerre. Pourquoi ? A cause de la résistance allemande, mais surtout à cause d’une décision britannique pour le moins contestable. Entre le 4 et le 10 septembre, la ville fut détruite à 85 %. Elle reçut 12 000 tonnes de bombes en 152 bombardements qui firent plus de 5 000 morts parmi les civils et laissèrent 35 000 sinistrés complets et 65 000 sinistrés partiels. » (Christophe Beaudufe, « Le sacrifice des Normands » - éd. Perrin).

« Le premier gros bombardement a lieu le 5 septembre de 17 h 45 à 19 h 30, sur le centre de la ville, où il n’y a pas d’objectifs militaires (…) C’est alors six jours de bombardement par air, terre, mer : 400 canons tirent sans discontinuer. L’assaut, planifié de main de maître et structuré comme un mécanisme d’horlogerie, est lancé le 10 septembre à 18 h 15. Le 12 à 17 h, l’affaire est pratiquement terminée. Les ruines du Havres sont aux mains des Britanniques. » (colonel François Poupel, id.)  

« Transformé en forteresse, Le Havre abrite encore 50 000 civils. Après cinq jours de bombardements, la percée est réussie le 10 septembre par les 49e et 51e divisions à travers le plateau et la forêt de Montgeon. Le 11, les quartiers ouest sont bombardés, tandis qu’au sud depuis Harfleur, l’encerclement se précise. Les forts de Tourneville et de Sainte-Adresse tombent peu avant la reddition allemande. La ville est totalement libérée le 12 septembre. »

(Stéphane Simonnet, « Atlas de la libération de la France », éd. Autrement).  

 

Documents

 

Richard Holmes : « 6 juin 1944 : Le débarquement du jour J à la libération de Paris » (Gründ)

Un ouvrage exceptionnel qui allie un récit précis sur le déroulement des faits, des photographies et témoignages qui éclairent le destin de soldats ordinaires, des cartes détaillées des opérations, des archives et documents d’époque en fac-similés pour revivre avec émotion les temps forts de cette gigantesque opération militaire. L’auteur Richard Holmes est un des historiens britanniques les plus respectés.

 

Jean-Pierre Azéma, Robert O. Paxton & Philippe Burrin : « 6 juin 44 » (Perrin / Le Mémorial de Caen)

Les auteurs racontent les dessous de la préparation du débarquement, les rivalités stratégiques entre Américains, Anglais et Soviétiques, analysent les mesures défensives prises par le Reich et les Résistants et décortiquent les opérations. 400 documents, photos et cartes illustrent cet ouvrage.

 

Anthony Kemp : « 6 juin 1944 – Le débarquement en Normandie » (Découvertes Gallimard)

A l’aube du 6 juin 1944, plus de 200 000 hommes débarquent sur les plages normandes baptisées Omaha, Utah, Gold, Juno et Sword. Depuis 1942, Churchill, le Premier ministre anglais, et Roosevelt, le président des Etats-Unis, préparaient l’opération Overlord. Elle s’engage ce matin-là sous les ordres d’Eisenhower, général américain, commandant suprême des forces alliées, et du général britannique Montgomery. En nous faisant revivre les deux mois de la bataille de Normandie, Anthony Kemp retrace la phase ultime de la libération de l’Europe.

 

Remy Desquesnes : « 1940 – 1944 : L’histoire secrète du Mur de l’Atlantique » (éditions des Falaises)

« Bien que moins connue que la SS ou la Gestapo, l’Organisation Todt fut un des organes les plus redoutables de la machine de guerre hitlérienne. C’est elle qui fut chargée de mener le programme de construction des milliers de bunkers sur le littoral de 1940 à 1944. comment finançait-elle ses travaux ? Quelles étaient ses relations avec les entreprises de construction allemandes ou étrangères ? Le Mur de l’Atlantique dévoile ses mystères… » Un ouvrage très détaillé et richement illustré.

 

Remy Desquesnes & Hervé Ronné : « Le mur de l’Atlantique du Mont-Saint-Michel au Tréport » (éd. Ouest France)

« Certes, la fortification était inachevée et sans profondeur mais le système défensif alignait tout de même, sur le rivage de Normandie, près de deux mille ouvrages en béton, des centaines de canons et des millions de mines. » 

 

Jean-Christophe Giesbert : « Les héros du 6 juin » (Michel Lafon)

Avec la contribution de son frère, Franz-Olivier Giesbert, et le témoignage de survivants dont celui du colonel Leonard T. Schroeder, premier homme à débarquer, Jean-Christophe Giesbert livre heure par heure les préparatifs et le déroulement du débarquement. « Il y avait ce ciel triste comme la mort et cette bruine qui mouillait les nuques. Les volutes âcres et le râle grave des landing ships qui dansaient gauchement sur l’onde grise. Il y avait les balles qui sifflaient de toutes parts et les obus qui perçaient les coques et crevaient la mer. Il y avait cette plage, là, si près, si loin, barrée de chevaux de frise et de tétraèdres. Et il y avait la mort qui, déjà, choisissait ceux qui allaient laisser filer leur vie et leurs rêves juvéniles dans un cri et dans une mare de sang ».

                       

Philippe Chéron : « Bonsoir Nadette – Journal d’un pilote de la France libre » (Petit à Petit)

Marc Hauchemaille, ingénieur rouennais, a rédigé son journal du juin 1940 au 26 avril 1942, veille de sa mort. « L’intégralité de ses notes manuscrites est contenue dans un carnet rouge dont 264 pages furent noircies à l’aide d’un stylo-plume, l’encre variant du bleu au noir ». « L’intégralité du carnet de Marc Hauchemaille est ici retranscrite, sans qu’aucune censure n’ait été appliquée. Ce texte est un document marqué par son époque et la personnalité de son auteur » explique l’éditeur. 

 

Gilles Perrault : « Les secrets du jour J » (Livre de Poche)

Début 1944. les services secrets de Hitler sont convaincus de l’imminence du débarquement allié. Une menace qu’il serait aisé de déjouer, à condition de savoir où et quand.  On est en pleinement conscient à Londres, et toute la question est d’organiser la plus vaste opération militaire sans que l’ennemi puisse prévoir son déclenchement. Gilles Perrault fait revivre cette épopée dans un livre très documenté.

 

Nancy Amis : « Les Orphelines de Normandie » (Circonflexe)

Préface de Simone Veil. Lorsque les Alliés débarquent en Normandie, une centaine d’orphelines sont forcées de fuir leur institution, située près de Caen. Après s’être abritées quelques temps dans une mine, elle se mettent courageusement en marche vers le sud, encadrées par leurs institutrices, avec, pour toute protection, un petit drapeau blanc. Commence alors pour elles une périlleuse aventure. Le livre regroupe les témoignages mais aussi les dessins des fillettes, réalisés à l’époque.

 

Stéphane Simonnet : « Atlas de la libération de la France » (éd. Autrement)

Cet atlas dresse une photographie précise, politique et sociale de ce que fut cette France libérée dans les joies et les douleurs. Plus de 100 cartes et infographies, une quarantaine de notices biographiques, une chronologie, un bibliographie, un glossaire sont autant de pistes pour se replonger dans cette période.

 

 

Francis Fernez : « Le Havre 1936 – 1944 » (éd. Bertout)

« Ils débarquent !… Des petits malins descendent du bélvédère de l’Amiral Mouchez , prétendant qu’on voit bien la flotte anglaise et ses croiseurs, il y aurait même le Nelson ! Je file en vitesse au-dessus du casino, sur la placette en bas de la rue Lafaurie une petite foule scrute l’horizon fumeux, d’où l’on ne peut rien distinguer ; mais les gens sont si joyeux et enthousiastes que les fritz viennent confisquer les jumelles ; je m’enfuis « en danseuse » sur mes pédales… les jumelles sont sauvées ».

 

Photos

 

Robert Capa : « D-Day » (Point de Vues)

En juin 1944, à l’aube du débarquement sur les plages normandes, John Morris, directeur photo pour Life Magazine à Londres, envoie son équipe de six photographes dans la plus gigantesque armada de l’histoire. Parmi eux, Robert Capa choisit de partir avec la première vague d’assaut vers Omaha Beach. Ce livre raconte l’histoire de ses images uniques.

 

Robert Capa : « L’œil du 6 juin 1944 » (Hors série Découvertes Gallimard)

Un autre petit album regroupant des clichés du photographe de guerre, dans un format pratique pour ouvrir, déplier, déocuvrir…

 

Récits et témoignages

 

Pierre Montagnon : « La grande histoire de la Seconde Guerre mondiale – 6 juin 1944 : le Jour J » (Pygmalion)

« Ce débarquement en Europe, événement, à l’origine, flou et lointain, commence en octobre 1943 à prendre silhouette. Churchill et Roosevelt se sont mis d’accord sur son principe et son exécution. Ils ont fixé une date : mai 1944. A Téhéran, en novembre, Staline leur apportera son appui. Voici donc que débute l’ultime cheminement tandis que, partout, la bataille se poursuit et s’intensifie. Les états-majors mettent la dernière main à leurs plans. Les généraux et les amiraux rassemblent leurs troupes, leurs avions, leurs bateaux. Les soldats fourbissent leurs armes. Tout doit être prêt pour ce jour qui sonnera le début de la phase finale de la guerre, ce jour où une gigantesque armada conduira à pied d’œuvre sur le continent l’armée de la victoire, ce jour qui restera à jamais dans l’Histoire, le jour J. »

 

Jean-Pierre Guéno & Jérôme Pecnard : « Paroles du Jour J » (Les Arènes)

Edition grand format avec nombreuses illustrations et photos.

 

Jean-Pierre Guéno : « Paroles du Jour J » (Librio)

« La guerre n’est pas une histoire d’hommes, la guerre est une histoire d’adolescents » (J.P. Guéno). L’auteur a recueilli des témoignages exceptionnels auprès des auditeurs de Radio France. L’ensemble raconte le débarquement, ses préparatifs, la bataille de Normandie à travers lettres et journaux intimes que les soldats alliés, les civils et les ennemis ont écrits au milieu des combats, sur les bateaux, sur les plages, dans les haies du bocage.

 

Geneviève Duboscq : « Dans la nuit du débarquement – Une histoire vraie » (Hachette Livre)

L’auteur a douze ans dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 lorsqu’elle assiste, incrédule et le cœur battant, au largage de la 101ème division aéroportée sur Sainte-Mère Eglise. Parce qu’ils savent les parachutistes en grand danger, Geneviève et ses parents vont sillonner en barque les marais inondés et vont sauver cette nuit-là, la vie de 350 G.I.’s.

 

Elizabeth Coquart & Philippe Huet : « Le jour le plus fou » (Albin Michel)

Contrairement aux milliers de soldats qui tombent du ciel dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 ou déferlent sur la côte normande au l’aube du jour J, le civils qui vivent à l’ombre du Mur de l’Atlantique ne sont pas armés pour affronter l’extraordinaire et sanglante épopée d’Overlord. C’est leur aventure, éclipsée par les opérations militaires, qui livrent les deux auteurs après une minutieuse enquête.

 

Elizabeth Coquart & Philippe Huet : « Les rescapés du jour J » (Albin Michel)

« Les civils dans l’enfer du 6 juin 1944 ». Les rescapés de la terrible bataille de Normandie racontent comment ils ont frôlé la mort et comment ils y ont échappé à travers exode et survie. Témoignages poignants et exceptionnels.

 

Cornelius Ryan : « Le jour le plus long » (Pocket)

« Ce qui suit n’est pas un récit militaire. C’est l’histoire des hommes des Forces Alliées, des ennemis qu’ils combattirent, des civils qui se trouvèrent surpris dans le chaos sanglant du Jour J – une histoire humaine-, celle du Grand Jour qui marqua le début de la dernière bataille, celle qui mit fin à la tentative démentielle d’Hitler pour dominer le Monde » (C. Ryan)

 

René Lepelley : « C’est le Débarquement ! » (éd. Charles Corlet)

L’auteur a retiré de ses archives personnelles deux cahiers sur lesquels il avait écrit durant l’été 1944, son journal, des faits auxquels il avait été mêlé bien involontairement.

 

Christophe Beaudufe : « Le sacrifice des Normands – L’été 1944 » (Perrin)

Grâce à des dizaines de témoins, l’auteur raconte au jour le jour la survie ou la mort des Normands sous les bombes et les obus, terrés dans des caves et des grottes, errant sur les routes et dans les champs. Un récit poignant.

 

Franz Gockel : « La porte de l’enfer » (éditions Hirlé)

Franz Gockel a été incorporé dans la Wehrmacht. A 17 ans, il se retrouve en Normandie. Soixante ans après, il raconte l’atrocité de la guerre. Voici les mémoires d’un survivant d’Omaha Beach qui est revenu dans la région en 1958 et a tissé avec de nombreux vétérans américains des liens d’amitié.

 

Franck Bauer : « 40 à Londres – L’espion qui venait du jazz » (Bayard)

Le 5 septembre 1940, une émission de la BBC prendra son titre définitif : « Les Français parlent aux Français ». Une émission qui devient rapidement le rendez-vous des Résistants, une phrase désormais légendaire. C’est Franck Bauer lui-même qui la prononçait chaque soir. En juin 1940, jeune batteur de jazz, il part pour Londres où il est engagé dans les Forces françaises libres. 

 

Claude Goupil : « Ils étaient tombés du ciel » (éd. Bertout)

Récit du sauvetage d’aviateurs américains en 1944 dans le pays de Caux. Le 13 août 1944, il est 14 heures environ, un bombardier de l’US Air Forces, traînant derrière lui une colonne de fumée noire, apparaît dans le ciel particulièrement bleu ce jour-là. Nous sommes sur ce plateau de la Pointe de Caux, situé à 15 km au nord du Havre. Les dix hommes de l’équipage sautent en parachute de leur avion en feu…

 

Antony Beevor & Artemis Cooper : « Paris libéré, Paris retrouvé – 1944/1949 » (Perrin)

L’histoire s’ouvre dans l’enthousiasme et le sang de la libération de Paris. Elle mêle les attentes des premiers beaux jours après cinq années terribles, le fureur des règlements de comptes, les arrangements quotidiens pour survivre. En même temps, Paris redevient progressivement le centre d’une vie intellectuelle et artistique mondiale, le point de ralliement d’une nouvelle génération…

 

Hilary Kaiser : « Des amours de G.I.’s – Les petites fiancées du Débarquement » (Tallandier)

Elles furent 6 500 à franchir le pas, à épouser un G.I. et à le rejoindre aux Etats-Unis, suivant l’exemple de 6 000 Françaises unies aux doughboys de 14-18. A travers les destins de quatorze « épouses de guerre », ce livre raconte leur histoire.

 

Le débarquement raconté aux jeunes

 

Anthony Kemp : « Le Débarquement des plages normandes à Paris » (Gallimard Jeunesse)

L’aventure du Débarquement du côté allié comme du côté allemand, depuis les premiers préparatifs jusqu’à la libération de Paris.

 

Pierrette Rieublandou : « J’ai vécu… le débarquement en Normandie » (Bayard Jeunesse)

Ted Liska est un jeune Américain qui va vivre l’enfer à Utah Beach en jurant de ne jamais oublier ses camarades tombés lors du débarquement. Johannes Börner a passé des années dans les Jeunesses hitlériennes. Jeune aviateur, il découvre lors de la bataille de Normandie, les atrocités commises par les SS. Léon Gautier s’engage à dix-sept ans dans la marine pour défendre la liberté. Il rejoint les Forces navales françaises libres et prend part au débarquement parmi les 177 Français du commando Kieffer. L’auteur a recueilli les témoignages de ces trois hommes.

 

Bertrand Solet : « La nuit la plus courte » (Castor poche Flammarion)

Juin 1944. Lucien écoute avec son père les messages codés diffusés par Radio Londres. Au soir du 5 juin, ils apprennent que l’opération du débarquement des forces alliées est déclenchée. Tandis que son père rejoint ses amis résistants, Lucien se retrouve sur la route, avec son amie Anne-Marie. Les deux adolescents vont faire des rencontres surprenantes durant cette nuit, la plus courte de leur vie. A partir de 11 ans.  

 

Cartes et guides

 

« Le Guide vert – Normandie 1944 – 2004 » (Michelin)

Circuits historiques et touristiques, carnets d’adresse et carte historique du Débarquement.

 

« Bataille de Normandie » - Guides Gallimard.

Retour sur l’Opération Overlord, les enjeux et les risques encourus par les Alliés lors du Débarquement, le paysage normand « toile de fond et acteur à part entière de la Libération ». Huit itinéraires historiques sont proposés avec des informations pratiques.

 

« Normandie Jour J » (carte IGN)

Lignes de front, musées, cimetières, monuments commémoratifs sont recensés sur cette carte détaillée.

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