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En 1915, il rencontre Satie et Picasso, se rapproche d’Apollinaire. En 1919, il est présenté par Max Jacob à Raymond Radiguet, à peine âgé de seize ans mais qui mourra prématurément. C’est à cette période que Cocteau s’adonne à l’opium. En 1927, la publication d’ »Orphée » et d’ »Opéra » ouvre un cycle d’une dizaine d’années particulièrement fertiles. C’est aussi à cette période qu’il s’adonne de plus en plus au cinéma. En juin 1937, Cocteau, qui a accepté de voir son « Œdipe roi » joué par les élèves du cours Raymond Rouleau, est convié à l’audition des candidats. C’est là qu’il fait connaissance avec le jeune Jean Marais, exacte incarnation du jeune homme au regard clair que Cocteau ne cesse de dessiner depuis toujours. Outre une longue série de poèmes, les années 50 voient s’imposer un Cocteau essayiste, alors que la dernière décennie du maître est marquée par son activité graphique. Il meurt à Milly-la-Forêt le 11 octobre 1963, paraphant sa tombe d’une dernière formule : « Je reste avec vous. » Il s’était pris les dernières années d’une singulière passion pour les ovnis (qu’il nommait « les soucoupes »), s’intronisant « premier poète parapsychologique ». Quelques citations de Cocteau : « L’avenir n’appartient à personne. Il n’y a pas de précurseurs, il n’existe que des retardataires. » (Le Potomak ») « Le tact dans l’audace, c’est le savoir « jusqu’où on peut aller trop loin ». » (Le Coq et l’Arlequin) « Jouer cœur est simple. Il faut en avoir, c’est tout. » (Lettre à Jacques Maritain) « Les privilèges de la beauté sont immenses. Elle agit même sur ceux qui ne la constatent pas. » (Les Enfants terribles) « La poésie est un monde fermé où l’on reçoit très peu et où il arrive même qu’on ne reçoive personne. » (Essai de critique indirecte) « Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images. » (id.) « Les mauvaises mœurs sont la seule chose que les gens prêtent sans réfléchir » (Le grand écart) « Je voudrais que l’intelligence fût reprise au démon et rendue à Dieu. » (Lettre à Jacques Maritain) « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur. » (Les Mariés de la tour Eiffel) « A l’impossible, je suis tenu » (Orphée) « Le virtuose ne sert pas la musique ; il s’en sert » (Portraits-souvenirs) « Le plus grand chef-d’œuvre de la littérature n’est jamais qu’un dictionnaire en désordre » (Le Potomak) « L’extrême limite de la sagesse, voilà ce que le public baptise folie. » (Le rappel à l’ordre) « Il faut être un homme vivant et un artiste posthume » (id) « Un secret a toujours la forme d’une oreille » (id) « A force de plaisirs, notre bonheur s’abîme » (Vocabulaire). « Si j’écris, je dérange. Si je tourne un film, je dérange. Se je peins, je dérange. Si je montre ma peinture, je dérange et je dérange si je ne la montre pas. J’ai la faculté de dérangement. Je m’y résigne, car j’aimerai convaincre. Je dérangerai après ma mort. » (Journal d’un inconnu). Jean Cocteau – Œuvre Editions Folio Gallimard « Poésie 1916 – 1923 ». Contient « Le cap de Bonne-Espérance », « Discours du grand sommeil », « Poésies », « Vocabulaire » et « Plain-chant »). « Thomas l’Imposteur ». 1923. « Thomas l’Imposteur ». 1927. Edition illustrée de 40 dessins de l’auteur. « Antigone », suivi de « Les mariés de la tour Eiffel ». 1927. « C’est tentant de photographier la Grèce en aéroplane. On lui découvre un aspect tout neuf. Ainsi j’ai voulu traduire « Antigone ». A vol d’oiseau de grandes beautés disparaissent, d’autres surgissent ; il se forme des angles, des rapprochements, des blocs, des ombres, des angles, des reliefs inattendus. Peut-être mon expérience est-elle un moyen de faire vivre encore les vieux chefs-d’œuvre. A force d’y habiter nous les contemplons distraitement, mais parce que je survole un texte célèbre, chacun croit l’entendre pour la première fois. » (Jean Cocteau) « Morceaux choisis », poèmes 1932. Illustré d’un autoportrait de l’auteur. « Mon premier voyage » (« Tout du monde en 80 jours ») 1937. « Les chevaliers de la Table Ronde ». 1937. Illustré de deux dessins de l’auteur. « Les Parents terribles ». 1938. « La fin de Potomak ». 1940. « Les Monstres sacrés ». 1940. Illustré de trois dessins de l’auteur. « La machine à écrire ». 1941. « Allégories ». 1941. « Renaud et Armide ». 1943. Illustré de quatre dessins de l’auteur. « Léone ». 1945. « L’aigle à deux têtes ». 1946. Empruntant son sujet aux tragiques mystères des maisons d’Autriche et de Bavière, Cocteau met face à face une reine, veuve, vierge, et déjà virtuellement morte, et son assassin, un jeune poète anarchiste venu pour la tuer, et qui est pour elle la mort qu’elle attend. Leur destin est donc scellé d’avance. Mais il se trouve que l’assassin est le sosie du roi tant aimé, et il ne veut tuer la reine que parce qi’il l’a de loin depuis toujours aimée… La pièce, créée en 1946 par Edwige Feuillère, Silvia Monfort et Jean Marais a d’abord été jouée à Bruxelles et Lyon puis Paris. « Poèmes ». 1948. Contient « Léone », « Allégories », « La Crucifixion », « Neiges », « Un ami dort ». « Maalesh » (Journal d’une tournée de théâtre). 1949. « Bacchus ». 1952. « Discours de réception à l’Académie Française », suivi de la « Réponse de M. André Maurois ». 1955. « Le discours d’Oxford ». 1956. « Poésie critique 1 ». 1959. « Poésie critique 2 – Monologues ». 1960. « Cérémonial espagnol du Phénix » suivi de « La partie d’échecs ». 1961. « L’impromptu du Palais-Royal ». 1962. « Le requiem ». 1962. « Correspondance avec Anna de Noailles 1911 – 1931 ».1989. Editions Stock « Le grand écart » « La voix humaine ». Créé en 1930 à la Comédie-Française par Berthe Bovy, ce texte a été également joué et enregistré par Simone Signoret. Il a été mis en musique par Francis Poulenc et adapté au cinéma par Roberto Rossilini, avec Anna Magnani dans le rôle-titre. « Opéra » « Le Potomak » « La rappel à l’ordre » « Lettre à Jacques Maritain » « Opium – Journal d’une désintoxication ». « Ces dessins et ces notes datent de la clinique de Saint-Cloud (16 décembre 1928 – avril 1929). Ils s’adressent aux fumeurs, aux malades, aux amis inconnus que les livres recrutent et qui sont la seule excuse d’écrire. » « Orphée » « Le coq et l’Arlequin ». Les Cahiers Rouges / Grasset « La machine infernale ». Ecrite en 1934, il s’agit d’une adaptation très libre de l’histoire d’Œdipe qui, selon l’Oracle de Delphes, devait tuer son père et épouser sa mère. Cocteau fait subir à la tragédie de Sophocle un traitement tout à fait personnel à base de surréalisme, d’ironie et d’anachronismes volontaires. Première représentation le 10 avril 1934 avec Jean-Pierre Aumont, Robert le Vigan, Pierre Renoir, Louis Jouvet… « Les Enfants terribles » « Essai de critique indirecte » « Lettre aux Américains » « Portraits-souvenir » « Soixante dessins pour les Enfants terribles » « Reines de la France » « Journal d’un inconnu » « Colette » « La corrida du 1er mai » Editions du Rocher « Théâtre de poche ». Edités en 1955, ces textes sont « Parade » (ballet réaliste avec la collaboration de Picasso et Erik Satie, représenté en 1917 par la Compagnie des Ballets russes), « Le bœuf sur le toit », « Le pauvre matelot », « L’école des veuves », « Le bel indifférent » et «Le fantôme de Marseille » (écrits pour Edith Piaf), « Anna la Bonne » et « La dame de Monte-Carlo » (écrits pour Marianne Oswald), « Le fils de l’air », et les « Chansons et monologues » écrits pour Jean Marais. « Clair-obscur » « La Belle et la bête, journal d’un film » « La difficulté d’être » « Lettres de l’oiseleur » « Le sang d’un poète ». Jean Cocteau a publié en 1948 un texte du « Sang du poète » en forme de ciné-roman, qui s’écarte en plusieurs points du film tel qu’il fut réalisé. Le livre fait apparaître les différences entre les deux versions. A part Pauline Carton et Odette Thalazac, il n’y a pas d’acteurs professionnels dans ce film de Cocteau. « Le Testament d’Orphée ». « Le privilège du cinématographe c’est qu’il permet à un grand nombre de personnes de rêver ensemble le même rêve et de nous montrer, en outre, avec la rigueur du réalisme, les phantasmes de l’irréalité. Bref, c’est un admirable véhicule de poésie. Mon film n’est pas autre chose qu’une séance de strip-tease, consistant à ôter peu à peu mon corps et à montrer mon âme toute nue. » Casting impressionnant dans ce film de Cocteau où l’on retrouve Jean-Pierre Léaud, Nicole Courcel, Daniel Gélin, Alice Sapritch, Edouard Dermit, Maria Casarès, François Périer, Yul Brunner, Jean Marais, et dans leur propre rôle Jacqueline et Pablo Picasso, Charles Aznavour ou Serge Lifar. « Poèmes, appoggiatures et paraprosodies » « Entretiens », Jean Cocteau et André Fraigneau. Les Editions du Rocher ont également fait paraître « L’édition universitaire » dans laquelle ont retrouve un grand nombre des œuvres précitées. Jean Cocteau : « Le cordon ombilical » (éd. Allia). Le cordon ombilical, c’est celui qui relie le créateur à ses personnages le temps de l’élaboration d’une œuvre. Publié en 1962, un an avant la mort de son auteur, ce livre peut être considéré comme son testament littéraire. Biographies et documents Claude Arnaud : « Jean Cocteau » (Biographies Gallimard 2003). Outre le romancier fulgurant des « Enfants terribles » et le Pygmalion de Radiguet, le mémorialiste inspiré de « La difficulté d’être » et l’amoureux de Marais, on découvrira dans cette biographie très dense l’engagé volontaire en 1916, l’opiomane et le « chrétien » de 1925, l’ »inventeur » de Genet et l’entraîneur d’un boxeur noir. « Romancier fêté, cinéaste admiré, poète méconnu, dramaturge et dessinateur d’exception, Cocteau est l’un des créateurs les plus féconds du XXème siècle. » Francis Steegmuller : « Cocteau » (Buchet Chastel). « Dans le monde parisien des arts, Jean Cocteau fut un Fregoli, et plus qu’un Fregoli, pendant plus d’un demi-siècle. Poète, romancier, auteur dramatique, portraitiste, dessinateur d’affiches, de poteries, de tapisseries, de mosaïques, de cravates, de bijoux de fantaisie, d’objets de verre, de nettoie-pipes, et autres – la liste de ses métamorphoses pourrait être prolongée indéfiniment (...) Mais entre Fregoli et Jean Cocteau il y a la grande différence que Cocteau était rarement un simple acteur. » Voici une biographie rééditée à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de l’auteur. A la suite de Cocteau, nous rencontrons Stravinski, Proust, Picasso, Gide, Apollinaire, Satie, le groupe des Six et Isadora Duncan. Nous retrouvons les Ballets Russes, son amitié fantasque avec Diaghilev, Nijinski, celle, obsessionnelle qu’il nourrit à l’égard de Raymond Radiguet. François Nemer : « Cocteau – Sur le fil » (Découvertes Gallimard 2003). De ses premiers succès de jeune poète prodige – son « faux départ » - à son engagement dans la modernité dès les années 1910, des années de drogue et d’exploration, aux triomphes cinématographiques, François Nemer se fait le conteur passionné de l’une des plus singulières aventures artistiques du XXème siècle. Carole Weisweiller : « Jean Cocteau – les années Francine » (Seuil). « Jean Cocteau rencontra Francine, ma mère, en septembre 1949 au cours du tournage du film adapté de son célèbre roman « Les Enfants terribles » que mettait en scène un tout jeune cinéaste de l’époque : Jean-Pierre Melville. L’interprète principale, Nicole de Rothschild dite Nicole Stéphane, était cousine de mon père et habitait le dernier étage de notre maison. Sachant que Francine avait toujours rêvé de faire la connaissance du poète, elle l’invita à assister à une journée de tournage. Jean Cocteau fut frappé d’un véritable coup de foudre d’amitié pour cette ravissante jeune femme blonde aux yeux bleus (...) Quarante ans après le départ de celui que j’ai considéré comme un deuxième père, j’ai retrouvé, au gré d’un déménagement de mes parents, photos, croquis, dessins inédits, poèmes et lettres adressés à ma mère par son cher poète. » Emmanuelle Rétaillaud-Bajac : « La pipe d’Orphée – Jean Cocteau et l’opium » (Hachette Littératures 2003). Cocteau a fumé de l’opium de la mort de Raymond Radiguet en janvier 1924 jusqu’à la cure « définitive » ordonnée par Jean Marais en décembre 1940. seize années de souffrances et d’ivresses, de lunes de miel et de lunes de fiel, de déclarations d’amour et de menaces de divorce. Seize années de labeur fécond, d’ »Opéra » aux « Enfants terribles », d’ »Orphée » au « Sang d’un poète ». La drogue n’est pas, chez Cocteau, une chose secrète, cachée, honteuse ; elle fait l’objet d’un livre en 1930 – « Opium, journal d’une désintoxication ». Massin : «Les mariés de la tour Eiffel » (éd. Hoëbeke 1994). La pièce de Jean Cocteau « Les Mariés de la tour Eiffel » a été présentée pour la première fois le soir du 18 juin 1921 au théâtre des Champs-Elysées par la compagnie des ballets suédois de Rolf de Maré. Musique de Germaine Tailleferre, Georges Auric, Arthur Honegger, Darius Milhaud et Francis Poulenc. Chorégraphie de Jean Cocteau. Le décor d’Irène Lagut représentait la première plate-forme de la tour Eiffel. La toile de fond, Paris à vol d’oiseau. A droite au second plan, un appareil de photographie de taille humaine. La chambre noire forme un corridor qui rejoint la coulisse. Le devant de l’appareil s’ouvre comme une porte, pour laisser entrer et sortir des personnages. A droite et à gauche de la scène, au premier plan, à moitié cachés derrière le cadre, se tiennent deux acteurs, vêtus en phonographes, la boîte contenant le corps, le pavillon correspondant à leur bouche. Ce sont ces phonographes qui commentent la pièce et récitent le rôle des personnages. Ils parlent très fort, très vite et prononcent distinctement chaque syllabe… « Vous êtes sur la première plate-forme de la tour Eiffel. Tiens, une autruche… » Dans cette édition très colorée, l’on retrouve l’interprétation typographique de Massin réalisée en 1965 pour « Les Mariés de la tour Eiffel ». Cocteau et le cinéma Philippe Azoury et Jean-marc Lalanne : « Cocteau et le cinéma – Désordres » (Cahiers du Cinéma / Centre Pompidou 2003). « Jean Cocteau est le premier écrivain français à tenter l’aventure du cinéma. Encouragé par le jeune comédien Fabien Haziza, qu’il songe à engager au théâtre pour le rôle d’Heurtebise, il réalise dans des conditions amateur un film en hommage à Charlot : « Jean Cocteau fait du cinéma » (1925). » Le livre revient en trois parties sur les films de Cocteau, comment ils ont été réalisés, les réflexions de l’auteur sur le cinéma, les réalisateurs qui s’en sont inspirés… Claude Pinoteau – entretiens avec Monique Bourdin : « Derrière la caméra avec Jean Cocteau » (Horizon illimité 2003). Jean Cocteau écrivait à Claude Pinoteau : « Mon très cher Petit Claude, sache que je ne ferai jamais un film sans toi. » En septembre 1942, Pinoteau rencontre Cocteau sur le tournage du « Baron fantôme », dont le poète a écrit les dialogues. Dans les années qui suivront, Claude Pinoteau participera à la ise en image de « L’Aigle à deux têtes », « Les Parents terribles », « Orphée », « Les Enfants terribles » et « Le testament d’Orphée ». Le livre revient sur la longue collaboration entre les deux hommes. Photographies de Lucien Clergue : « Phénixologie » - tournage du film « Le testament d’Orphée – (Actes Sud 2003). « Le privilège du cinématographe c’est qu’il permet à un grand nombre de personnes de rêver ensemble le même rêve et de nous montrer, en outre, avec la rigueur du réalisme, les phantasmes de l’irréalité. Bref, c’est un admirable véhicule de poésie. Mon film n’est pas autre chose qu’une séance de strip-tease, consistant à ôter peu à peu mon corps et à montrer mon âme toute nue. Car il existe un considérable public de l’ombre, affamé de ce plus vrai que le vrai qui sera un jour le signe de notre époque. Voici le legs d’un poète aux jeunesses successives qui l’ont toujours soutenu. » (Jean Cocteau) Cocteau et le dessin Pierre Caizergues : « Jean Cocteau – 28 autoportraits écrits et dessinés » (Ecriture). Ce volume réunit quatorze dessins et quatorze entretiens accordés entre 1928 et 1963. ces joutes, qui tiennent davantage de l’échange de tennis que du combat de boxe – deux sports qu’il appréciait en connaisseur – composent les autoportraits d’un inconnu. Cocteau y évoque ses sujets favoris : sa passion de la jeunesse, sa conception de la poésie et du cinéma, le regard critique porté sur son œuvre et celle d’autrui, son souvenir d’une époque réputée Belle, son admiration pour Stravinsky, Apollinaire et Picasso. D’autres traits surprendront… Patrick Mauriès : « Le style Cocteau » (Assouline 2003). Virtuose de la parole et du trait, personnalité médiatique avant l’heure, « Paganini du violon d’Ingres » selon ses propres termes, Jean Cocteau ne réduisit pas l’art à une esthétique mais en fit un véritable art de vivre. « Un coup de baguette, et les livres sont écrits, le cinéma tourne, la plume dessine, le théâtre joue. » Livres en rapport avec l’exposition présentée jusqu’au 4 janvier 2004 au Centre Pompidou Catalogue de l’exposition « Jean Cocteau, sur le fil du siècle » : « Cocteau » (Centre Pompidou 2003) . Bruno Racine, président du Centre Pompidou, précise à propos de Jean Cocteau, que « nous seulement nous avons l’impression qu’il est notre contemporain, alors que quarante années nous séparent de sa disparition, mais ce qui le rattache au symbolisme de la fin du XIXème siècle se conjugue paradoxalement avec certaines tendances de l’art d’aujourd’hui. Jean Cocteau n’a jamais été salué à la mesure de la diversité de son œuvre et de l’agitation de sa vie : trop connu et donc méconnu, ainsi qu’il le déplora souvent. » Lui consacré une exposition majeure au Centre Pompidou n’est que justice. « Jean Cocteau chanté par… » : collection Poètes et chansons, Cd 20 titres EPM. 20 textes mis en musique et chantés par Philippe Bilheur (« La mort joyeuse », « Au moment de plonger », « Jeunesse, vous jouez… »), Denis d’Arcangelo (« Amour si soucieux », « Le soleil noir », « Les voleurs d’un raisin »…), Colombe Frézin (« Calme », « Grenade »), Marianne Oswald (« Mes sœurs, n’aimez pas les marins ») et James Ollivier (« Je n’aime pas dormir »). |
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