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Depuis 1993, le Prix Zap permet à tous les jeunes de 16 à 25 ans, de lire six livres de poche pendant l’année, avant de leur attribuer une note de 0 à 10 selon leur préférence. Il s’agit ainsi de leur permettre de découvrir le plaisir de la lecture, des auteurs et livres parfois peu connus, des domaines littéraires différents et dans le même temps, d’éveiller leur esprit critique en faisant d’eux un membre de jury qui attribue des notes. Les sélections faites par Françoise et Pascal, permettent de retrouver des auteurs français et étrangers, des romans qui abordent des questions de société, des policiers, livres de SF… Le succès du Prix Zap ne s’est jamais démenti, et plusieurs centaines de jeunes s’inscrivent dès le mois de novembre au rayon Poche de la librairie pour participer. Inscriptions pour l’édition 2003/2004 à partir du 5 novembre. Les lauréats : 1993 : Walter Tevis : « Le jeu de la dame » (10/18) Petite fille, Beth Harmon a appris les échecs à l’orphelinat. Pourtant, cela avait plutôt mal commencé : « Les filles ne jouent pas aux échecs, dit M. Shaibel d’une voix inexpressive ». Prodigieusement douée, elle devient rapidement une joueuse exceptionnelle. Mais le milieu des échecs est féroce, les intrigues les plus sournoises sont permises, et les Etats vont jusqu’à s’affronter à travers leurs champions respectifs. Sa rencontre avec un champion soviétique sera l’occasion d’une confrontation impitoyable… 1994 : Bernard Werber : « Les fourmis » (Livre de Poche) Lorsqu’il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu’il va à leur rencontre. « Episode : Je me suis trompé. Nous ne sommes pas égaux, nous ne sommes pas concurrents. La présence des humains n’est qu’un court « épisode » dans leur règne sans partage sur la Terre. Elles sont plus, infiniment plus nombreuses que nous. Elles possèdent plus de cités, elles occupent beaucoup plus de niches écologiques. Elles vivent dans des zones sèches, glacées, chaudes ou humides où nul homme ne saurait survivre. Où que se porte notre regard, il y a des fourmis. Elles étaient là cent millions d’années avant nous, et à en juger par le fait qu’elles ont été un des rares organismes à résister à la bombe atomique, elles seront sûrement encore là cent millions d’années après nous. Nous ne sommes qu’un accident de trois millions d’années dans leur histoire. D’ailleurs, si des extraterrestres débarquaient un jour sur notre planète, ils ne s’y tromperaient pas. Ils chercheraient sans aucun doute à discuter avec elles. Elles : les vrais maîtres de la Terre. Edmond Wells, Encyclopédie du savoir relatif et absolu. » Né en 1961 à Toulouse, Bernard Werber a publié sa première nouvelle dans un fanzine à l’âge de 14 ans. Après avoir été pendant dix ans journaliste scientifique dans les plus grands magazines, il se consacre à l’écriture romanesque. Dès son premier livre, « Les fourmis », ce jeune écrivain s’est imposé comme un maître original d’un nouveau style de littérature, à cheval entre la saga d’aventures, le roman fantastique et le conte philosophique. 1995 : Kyotaro Nishimura : « Petits crimes japonais » (Rivages/Noir) Un homme, fasciné par les pickpockets, passe ses journées dans le métro ; un policier commet des délits pour envoyer les « coupables » en prison et les soustraire ainsi aux rigueurs de l’hiver ; un vieillard humilie les pauvres en jouant au « jeu de la charité » ; quelqu’un empoisonne les pigeons d’un temple en prenant soin d’avertir la police ; une jeune femme se sert de la pitié humaine pour commettre des crimes ; un vieil homme parle de sa passion du meurtre ; un étrange maître chanteur prend pour victime un coiffeur… Ce livre regroupe huit nouvelles insolites et cruelles par un des maîtres du roman policier japonais, connu en France pour « Les grands détectives n’ont pas froid aux yeux » et « Les dunes de Tattoori ». 1996 : Serge Brussolo : « La moisson d’hiver » (Folio) Dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, Julien, exilé depuis cinq ans au fond d’un pensionnat, apprend que son grand-père est mort dans d’étranges circonstances, lui laissant pour tout héritage les miettes de la propriété familiale en Normandie. Au sein d’une nature âpre, sur un domaine réduit à un champ miné par les Allemands et à une maison de maître q’une bombe anglaise non désamorcée rend inhabitable, l’enfant doit réapprendre à vivre avec Claire, sa mère, dont il n’a reçu que de rares lettres lorsqu’il était interne. Très vite, le jeune garçon prend conscience qu’un mystère ronge le passé de sa famille. Qui hante les bois aux alentours de la maison ? A qui appartient ce regard que l’enfant sent en permanence posé sur sa nuque ? Serge Brussolo, né en 1951, a commencé à publier au début des années 80 et s’est rapidement imposé comme un phénomène littéraire par sa fécondité et la puissance d’un imaginaire qui trouve le plus souvent sa source dans les terreurs de l’enfance. 1997 : Patricia Cornwell : « La séquence des corps » (Livre de Poche) Crime sadique à Black Mountain, une petite ville endormie au fin fond de la Caroline du Nord : Emily, onze ans, n’a été retrouvée que plusieurs jours après sa disparition, et bien des indices mènent au sinistre Temple Gault. Un policier local est retrouvé mort à son tour. L’enquête débute pour le docteur Scarpetta, le séduisant Benton Wesley et le dévoué Marino. Patricia Cornwell est née à Miami. Chroniqueur judiciaire puis informaticienne au bureau du médecin légiste de Virginie, elle s’est lancée en 1990 dans le roman criminel avec « Post mortem », qui a remporté les quatre plus prestigieux prix de littérature policière. 1998 : Barbara Kingsolver : « L’arbre aux haricots » (Rivages Poche) Taylor Greer fuit son Kentucky natal au volant de sa vieille coccinelle Volksvagen pour rouler vers l’Ouest. En plein désert de l’Oklahoma, sur le parking d’un bar miteux, elle hérite d’un mystérieux balluchon : une petite Indienne qui va désormais partager sa route. « Tu sais, ta petite fille, elle te ressemble vraiment pas du tout. Le prend pas mal, elle est jolie comme un cœur. – Elle est pas vraiment à moi. C’est juste qu’elle m’est restée sur les bras. » Une belle histoire construite comme un road-movie. 1999 : Andréa H. Japp : « La femelle de l’espèce » (Livre de Poche) Sarah vivait heureuse avec Toni son mari, dans le quartier italien de Boston, jusqu’au jour où Sophia, leur fille, a disparu. Elle s’est éloignée de l’école avec un jeune homme blond, disent des témoins. Les voisins, la police, son mari, tous répètent à Sarah qu’il faut patienter, que l’on cherche, que l’on retrouvera Sophia. Sarah ne les écoute pas. Elle n’a pas envie de patienter, elle va chercher toute seule. Elle ira jusqu’au bout, elle tuera s’il le faut, mais elle trouvera. Même l’imprévu… Née à Paris, révélée au Festival de Cognac en 1991, Andrea H. Japp confirme avec ce thriller angoissant, brutal, un exceptionnel tempérament de romancière. 2000 : Bernhard Schlink : « Le liseur » (Folio) A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il lui fasse la lecture à haute voix. Hanna, mystérieuse et imprévisible, disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles parmi lesquelles il reconnaît Hanna… Bernhard Schkink, né en 1944, partage son temps entre Bonn et Berlin. Il exerce la profession de juge. Il est l’auteur de plusieurs romans policiers couronnés de grands prix. 2001 : Douglas Kennedy : « L’homme qui voulait vivre sa vie » (Pocket) La vie de Ben Bradford n’est qu’une vaste comédie : en apparence c’est un père et un mari comblé, en réalité il souffre de la froideur de son épouse. Brillant avocat envié par ses pairs, il ne rêvait que d’être photographe. Alors qu’il se persuade qu’il est heureux, il découvre que sa femme le trompe. Anéanti, il supprime son rival puis choisit la fuite, recommence une nouvelle vie à l’autre bout des Etats-Unis en prenant l’identité de sa victime. Américain né à New-York en 1956, Douglas Kennedy a été dramaturge et journaliste. Il a écrit plusieurs ouvrages de voyages remarqués, mais c’est le polar « Cul-de-sac » qui l’a révélé. 2002 : Marc Lévy : « Et si c’était vrai » (Pocket) « Votre comportement est inadmissible pour quelqu’un de votre expérience. Il faut savoir admettre la mort quand elle s’impose à nous. Nous ne sommes pas des dieux et nous ne portons pas la responsabilité du destin. Cette jeune femme était décédée à votre arrivée, et votre entêtement aurait pu vous coûter cher. » Et si c’était vrai ? S’il était vrai qu’Arthur soir le seul homme qui puisse partager le secret de Lauren, contempler celle que personne ne voit, parler à celle que personne n’entend ? Jeune chef d’entreprise, Marc Lévy a vécu sept ans aux Etats-Unis où il a créé une société d’images de synthèse, avant de revenir à Paris pour y diriger un cabinet d’architectes. Il publie en 2000 « Et si c’était vrai ? », un premier roman qui connaît un succès formidable. 2003 : Andrée Chédid : « Le message » (J’ai Lu) « Tandis qu’elle avançait à grands pas, la jeune femme sentit soudain, dans le dos, le point d’impact de la balle. Un mal cuisant, aigu, bref. Il lui fallait à tout prix arriver à l’heure dite. La rue était déserte. Elle continua sa marche, comme si rien ne s’était passé. » En été, dans un pays en guerre, une jeune femme est blessée par une balle alors qu’elle essayait de rejoindre Steph, qui habite à l’autre bout de la ville. Dans sa dernière lettre, il lui demande de laisser de côté leurs vieilles querelles et de vivre l’indéfectible amour qui, depuis toujours, les unit. Arrêtée dans sa course par la balle d’un franc-tireur, Marie n’a qu’une seule idée en tête : lui faire parvenir un message pour lui dire qu’elle venait, qu’elle l’aime. Née en 1920 au Caire, poète, romancière, dramaturge et parolière, Andrée Chédid a publié une œuvre romanesque importante (« Le sommeil délivré », « Le sixième jour », « La cité fertile »…) |
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