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C’est en 1946 qu’aura lieu la première véritable édition du festival, avec des films comme Autant en emporte le vent, Le magicien d’Oz, Quai des Brumes, La règle du jeu ou Les hauts de Hurlevent. Mais cette année-là, les commerçants cannois font grève : ils ont peur que le festival soit mauvais pour leurs affaires !… En 1948, pas de festival pour cause de problèmes budgétaires. L’année suivante, on inaugure le palais des Festivals, dit Palais Croisette. Il sera détruit en 1989. Le film Le troisième homme remporte le grand prix. Déjà, il n’est plus question de contrer la Mostra de Venise, et les dates du festival sont modifiées. Les années 50 posent les fondements d’un festival officiel et international… La Palme d’Or est créée, on ne se contente plus d’attribuer des Grands Prix. En 1953, Le salaire de la peur, et en 1959, Orfeu negro, sont récompensés. En 1955, la presse américaine ouvre (enfin !) ses colonnes aux échos du festival français, qui acquiert ses lettres de noblesse. Le festival de Cannes s’étoffe pendant les années 60. Avec la création de la semaine de la critique (1962) ou encore de la quinzaine des réalisateurs (1969). Mais c’est bien sûr le tollé provoqué par les événements de 68, qui retiendra l’attention des médias. Le 18 mai, Truffaut, Godard, Lelouch, Berri, Polanski, Malle, pour ne citer qu’eux, tiennent meeting dans la grande salle du palais, se révoltant contre la décision du ministre de la culture André Malraux, de maintenir Henri Langlois à son poste de directeur de la cinémathèque ! Des membres du jury se retirent, des réalisateurs retirent leur film… Le festival doit être interrompu. En 69, le festival renaît malgré tout de ces cendres. Entre temps, Le Guépard, Les parapluies de Cherbourg, Un homme et une femme, ont reçu la Palme d’Or. Pendant les années 70, le vent de la révolte souffle encore sur le festival, pendant que les paillettes le disputent aux désormais incontournables fêtes et réceptions. C’est La Grande bouffe, qui en 73 fait scandale. En 70, MASH est récompensé, puis Taxi driver en 76, et Le tambour en 79. En 78, la création de la Caméra d’Or permet de remettre un prix au meilleur premier film. En 83 est créé un nouveau palais. Paris Texas reçoit la Palme en 84, Mission en 86, Sexe, mensonges et vidéo en 89. Les années 90 verront les célébrations d’anniversaires en tous genres. Le 45ème anniversaire du festival est salué par la publication du livre Les visiteurs de Cannes. Après les cent ans du cinéma en 95, Cannes fête son cinquantenaire deux ans plus tard ! Pulp Fiction (94), L’éternité et un jour (98), Rosetta (99) sont récompensés. Depuis longtemps, le festival s'ouvre à la polémique, pour ou contre les films, ou le choix du jury, les huées se mèlent bien souvent aux applaudissements. Il n'en reste pas moins qu'avec le temps, le festival est devenu l'une des manifestations les plus médiatisées au monde, après les jeux olympiques et le mondial de football ! En cette année 2001, quelques 3000 journalistes ont été accrédités. Le monde entier est représenté. Historique réalisée avec l’aide des sites www.cannes-fest.com et www.locomediadub.com/Festival-Cannes Les livres qui se rapportent au festival « Cannes cinéma : 50 ans de Festival vus à travers les photos de Traverso » – Serge Toubiana – Cahiers du Cinéma – 35€ La famille Traverso a enregistré depuis trois générations, cette évolution lente mais irrésistible du Festival de Cannes vers sa forme actuelle. De véritables photos de reportage, avec les sourires de Gary Cooper, de Liz Taylor, la foule réunie sur la Croisette ou Robert Mitchum jouant à la pétanque… « Cinquante ans du festival de Cannes » – Daniel Toscan du Plantier – Ramsay – 75.00 Année après année, les Palmes d’Or, les différents prix et autres informations utiles à la bonne compréhension de cet événement de renommée mondiale. Les livres sur le cinéma, les réalisateurs, les acteurs, sont très nombreux. Voici quelques uns d’entre eux, récemment parus. « L’annuel du cinéma 2001 » – éd. Les Fiches du Cinéma – 2003 – 40€ Un ouvrage qui paraît tous les ans et recense les fiches détaillées des films sortis en salle entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année précédente. Chaque fiche présente le générique complet et une photo du film, l’argument, le résumé du scénario et un commentaire ; les palmarès des festivals et prix français et étrangers sont aussi nommés. Et les résultats du box-office, index des réalisateurs, références et même nécrologie des artistes disparus durant l’année ! A la fin du livre, analyses des films majeurs, tels que « Amen », « L’auberge espagnole », « Bowling for Columbine », « Etre et avoir », « 8 femmes », « Parle avec elle », « Le pianiste »… « Cinéma, une vision de l’histoire » - Marc Ferro – éditions du Chêne – 2003 – 37.90€ Reflet d’une société, le cinéma est aussi un support d’idéologie, de propagande. Dans ce beau livre illustré de 150 photos et citant plus de 300 films, Marc Ferro nous invite à réfléchir sur la représentation du passé, du présent, de l’avenir au cinéma. « Une histoire du cinéma français » – Claude Beylie – Larousse – 2000 – 245.00 Voilà un hommage au cinéma français, depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Un ouvrage dans lequel on croise tout ce que le cinéma français compte de célébrités et des films incontournables. Rédigé par des spécialistes et illustré par 150 documents, ce livre mêle séquences chronologiques, développements thématiques, dictionnaire et statistiques, offrant ainsi une véritable somme de tous les aspects du cinéma français. « L’anthologie des 50 ans des Cahiers du Cinéma » – Cahiers du Cinéma - 2001 – 69.00 " Le parti pris de cette série d’anthologie, au sein de la petite bibliothèque des Cahiers du Cinéma, est de choisir sur la durée de l’histoire de la revue, une sélection de textes regroupés selon les grandes thématiques qui illustrent les idées forces de la revue, ses grands choix critiques et esthétiques, représentant un large éventail de signatures ". Quatre petits livres sont parus à ce jour. « Le cinéma – Repères pratiques » – Nathan – 2000 – 69.00 Dans ce livre, chaque double page fait le point sur un thème : de la naissance du cinéma, au thème Cinéma et société, on découvre tout de l’histoire du cinéma, les genres et les formes, la production, la réalisation, la diffusion, la technique, les jeux d’acteurs, scénarii, personnages de films… « Lars Von Trier » – Cahiers du Cinéma – 2000 – 225.00 Lars Von Trier, cinéaste venu du Danemark, doit sa reconnaissance internationale au prix décerné par le festival de Cannes 69, Breaking the waves, et à Dancer in the dark. L’on voit ici, l’évolution du cinéaste, de 95 à 2000. « La véritable Sophia Loren » - Bertrand Meyer-Stabley – Flammarion / Pygmalion – 2003 – 18.50€ La vie a mal commencé pour Sophia : une mère seule, abandonnée par son père ; une extrême pauvreté qui l’oblige à marcher pieds nus dans les rues ; une guerre qui lui fait connaître la faim ; une adolescence qui lui façonne une silhouette malingre et un visage ingrat. Pourtant, dans les années 1950, elle devient très vite une grande star internationale, que vont couronner deux oscars et d’innombrables récompenses. Comment cette petite Napolitaine si démunie à la naissance est-elle parvenue à s’imposer comme l’une des femmes les plus rayonnantes de son temps ? Comment a-t-elle pu accéder à une telle gloire et à une telle fortune ? « Orson Welles cinéaste » – Youssef Ishaghpour – éd. De la Différence – 2001 – 175.00 Une bible en trois volumes, sur Welles, initiateur du cinéma moderne. Les férus de cinéma s’y retrouveront inévitablement ! " Parce que les films sont trop longs à faire et qu’ils coûtent cher. Parce que cela demande trop de temps de trouver de l’argent. J’ai passé la plus grande partie de ma vie à essayer de faire des films " (Orson Welles) « Quitte à avoir un père, autant qu’il s’appelle Gabin » - Florence Moncorgé-Gabin – Le Cherche Midi – 2003 – 15€ Ce livre n’est ni une biographie de Gabin, ni une autobiographie, mais un merveilleux vagabondage au fil de souvenirs cocasses et émouvants. Jean Gabin apparaît ici dans toute sa démesure et aussi toute son humanité bourrue. Florence Moncorgé-Gabin dresse aussi, au gré d’anecdotes savoureuses, le portrait de tous ceux qui formaient la famille cinématographique de Gabin. Les Ventura, Delon, Brialy, Grangier, Verneuil… « Lino, tout simplement » - Clélia Ventura – éd. Robert Laffont – 2003 – 20€ La fille de Lino Ventura livre un portrait drôle, tendre, plein de vérité de celui qui n’était pas seulement le « gorille » et « le tonton flingueur ». Dans les coulisses, des années 60 aux années 80, on croise les amis, Audiard, Gabin, Brassens, Brel, Carmet, César… Pour accompagner ce portrait, l’auteur donne les recettes que Ventura aimait cuisiner avec talent. « Bertrand Tavernier » – Jean-Claude Raspiengeas – Flammarion – 2001 139.00 Pendant trois ans, l’auteur a interrogé une centaine de témoins, acteurs, cinéastes, familiers. Bertrand Tavernier lui a ouvert ses archives, sa correspondance et s’est longuement confié. Une biographie fouillée, qui révèle un homme secret, pudique et fragile. « Ma grande vadrouille » – Gérard Oury – Plon – 2001 – 98.00 De A comme Applaudissements, à Z comme Zazou ou Zoo de Vincennes, on croise dans ce nouveau livre de Gérard Oury, Montand, Bourvil, de Funès (les deux protagonistes de la Grande Vadrouille), Michèle Morgan, le général De Gaulle, Sophia Loren, Belmondo… Le vagabondage drolatique et émouvant d’un jeune homme de 81 ans, de surcroît académicien pétillant ! « Autoportrait » - Claude Berri – éditions Léo Scheer – 2003 – 15€ Si Claude Berri s’est déjà dévoilé dans certains de ses films, il révèle avec force et humour dans ce livre les aspects les plus secrets de sa vie. Claude Berri est né en 1934. on a souvent dit de lui qu’il était l’un des derniers nababs du cinéma. C’est ici son premier livre. « Je vous aime » - Roberto Benigni – éd. Du Rocher – 2001 – 98.00 Le livre de celui qui avait tant été remarqué au festival de Cannes. « Lino Ventura » – Gilles Durieux – Flammarion – 2001 – 125.00 Homme discret, secret même, Ventura était avare de confidences. Gilles Durieux, qui le fréquenta, a respecté cette pudeur. N’empêche que la vie de Ventura mérite d’être racontée ! Là aussi, l’auteur a rencontré des partenaires, qui contribuent au portrait d’un homme vrai, surprenant, inoubliable. " Un homme qui n’a plus un ami pour lui dire la vérité est un homme perdu " (Lino Ventura) « Mes années Eustache » – Evane Hanska – Flammarion – 2001 – 119.00 |
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