Librairie La Galerne Lire
Approfondir
Rencontrer
Prix Littéraires
Dialoguer
   Rechercher :

     
AccueilApprofondirDossier thématique
Lire
Notre coup de coeur, nos choix, les vôtres, relire

Approfondir
Goûtez à la littérature italienne !
Dossier thématique
Découvrez les livres sur Le Havre et la Normandie
Dossier thématique
Les lundis de l'Université populaire - Saison 2011-2012
Dossier thématique
La page Facebook de la Galerne

Rencontrer
Dédicaces, conférences, expositions, galerie

Prix littéraires
Prix des Embouquineurs, prix Océanes, prix ZAP

Dialoguer
Vos réactions, discussions

La librairie
Notre histoire
Le café
Nous contacter

La boutique
Votre profil
Votre commande

Dossier thématique

Vidocq


Vidocq, le vrai, est né à Arras le 23 juillet 1775, rue du Miroir de Venise, actuellement rue des Trois-Visages.

François Vidocq n’a pas seize ans quant il fuit nuitamment la ville d’Arras, après avoir dévalisé ses parents, et ce ne fut pas un chapardage minime comme on l’a trop souvent écrit : dix mille de nos francs ! ".

En 1792, il est engagé dans l’armée, participe à la bataille de Valmy, à la victoire de Jemmapes, puis déserte.

Il est condamné à huit ans de bagne en 1796, pour faux en écritures publiques. Il s’est rendu célèbre par ses évasions de prison de Douai, et du bagne de Toulon, plus que par ses larcins.

En échange de sa liberté, pour enfin pouvoir arrêter de cavaler, il propose en 1809 à la Préfecture de Police, de trahir ses anciens amis. Il connaît tous les secrets de Paris, des plus grands noms aux bas-fonds qu’il " fréquente " volontiers. " Il opère le plus souvent en personne dans ces recoins sordides que Paris dissimule derrière ses palais, ces rues déshonorées autant que peut l'être un homme coupable d'infamie ".

En 1811, Vidocq met sur pied une brigade de repris de justice. Se montrant très efficace, très intelligent, il devient du coup, le premier chef de la brigade de sûreté en 1812. " A côté de son bureau de chef de la Sûreté, Vidocq avait fait aménager une véritable loge de comédien, réunissant un grand nombre de costumes et de postiches grâce auxquels il triompha dans mille enquêtes, sous les traits d’un général, d’un roulier ou…d’une duchesse ". Vidocq sert tous les régimes qui se succèdent et fait trembler tous les pouvoirs en raison des secrets qu’il détient. Cela fait scandale, et Vidocq trouve auprès de lui beaucoup d’ennemis.

Cela n’empêche pas en 1820, la famille royale de faire appel à lui à la cour, après que le duc de Berry, héritier du trône, fût assassiné. Par l’arrestation d’un autre bagnard, devenu chef de la Garde Royale, le comte de Pontis de Sainte-Hélène, il se trouve très courtisé. C’est en fait toute une série d’impostures que François Vidocq met à jour. La préfecture, catastrophée par toutes ces découvertes, essaye de l’orienter vers des terrains un peu moins scabreux, pour la bonne réputation de la Cour.

En 1827, alors qu’il est écarté, il publie ses mémoires.

Il sera toutefois rappelé en 1831, après un fabuleux vol de pièces d’or et de joyaux, enfermés au Cabinet des médailles. Une collection inestimable, que Louis-Philippe veut absolument récupéré, comme il tient à ce que le voleur soit arrêté. Ce sera chose faite le lendemain du vol.

En 1833, ayant démissionné de la police, il fonde la première agence de renseignements, attire par ce fait une nouvelle fois les attentions de la presse, de la justice et de la police. Cette dernière qui prend ombrage des succès de Vidocq, finit par l’arrêter et l’emprisonner, le droit de surveiller les gens et de les protéger lui étant réservé. C’est la seule façon pour la police de l’époque de l’épingler, ne pouvant autrement le prendre en faute ! Lors de son procès, Vidocq est acquitté avant même la plaidoirie de son avocat. S’il exerce une pression sur des personnes " haut placées ", cela reste un secret…

Cette brillante carrière n’empêche pas François Vidocq se finir sa vie dans la misère. Le 2 mars 1853, un courrier parvient à la commission municipale de Paris, demandant une faveur, un secours, en raison des services rendus à la ville pendant de longues années. " Le Sieur Vidocq se trouve dans une position très nécessiteuse, son grand âge ne lui permet plus de se livrer à aucune occupation ". Il remet à ses maîtresses, un testament affirmant que chacune d’elle se trouve être l’ " unique héritière "  (extrait du dossier Historia Mensuel – 01.09.01).

Ces belles dames apprennent à son décès, qu’elles n’ont droit à rien et que la fortune promise n’existe pas !

Vidocq meurt le 11 mai 1857, à 82 ans. " Il s’agit là de son ultime évasion ".

Grand policier, manipulateur, provocateur opportuniste, il a inspiré de grands auteurs, et tint le rôle titre d’une série télévisée célèbre, dont Claude Brasseur se fit l’interprète. Aujourd’hui, c’est Gérard Depardieu qui reprend le rôle-titre.

A lire à propos de Vidocq

Le vrai Vidocq – Eric Perrin – Ed. Perrin 1995 réédité 2001 – 129.22

Le livre d’Eric Perrin a été édité en 1995 pour la première fois. Il est aujourd’hui réédité, à l’occasion de la sortie du film Vidocq.

Eric Perrin, né en 1963, aujourd’hui disparu, était journaliste à la télévision. Il a publié chez Perrin, Le vrai Vidocq, et Le maréchal Ney, en 1993, Grand Prix de la Fondation Napoléon.

Le vrai Vidocq – Eric Perrin – Pocket – 2001 – 39.00

Vidocq, du bagne à la préfecture – Bruno Roy-Henry – Ed. de l’Archipel – 2001 – 121.36

Historien et juriste, Bruno Roy-Henry, auteur de Napoléon, l’énigme de l’exhumé de 1840, a mené un travail de contre-enquête, avec archives et témoignages, pour restituer le Vidocq véritable, sa vie, ses frasques, ses aventures, son génie du crime et de l’enquête…

Vidocq, le Napoléon de la police – Marie-Hélène Parinaud – Ed. Tallandier – 2001- 121.35

L’auteur, historienne, a été conseillère sur le film Vidocq, interprété par Gérard Depardieu, sur les écrans depuis le 19 septembre.

Le vrai Vidocq – Jean Savant – Hachette – 1957, réédition Livre de Poche 2001 – 34.10

Mémoires et Les Voleurs – Eugène-François Vidocq - Robert Laffont – 1998 – 159.00

Un livre de plus de 1000 pages, nécessaires pour redonner les quelques vingt volumes que Vidocq a trouvé le temps d’écrire pour ses " Mémoires de chef de la police de sûreté jusqu’en 1827 ". Le livre est augmenté de l’essai " Les Voleurs ", d’un dictionnaire argot-français, de pièces justificatives et de divers documents.

Réagir

[Haut de la page]

Lire | Approfondir | Rencontrer | Prix Littéraires | Dialoguer
Notre histoire | Nous contacter
Votre profil | Votre commande | Conditions de vente

Pour tout commentaire sur le site, écrivez au webmaster

Copyright 2002 - Librairie La Galerne
Réalisation GER Telecom - Conception Librairie Dialogues
Hébergement Link By Net